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Eloge de l'idiotie : pour une nouvelle rhetorique chez Breton, Faulkner, Beckett et Cortazar / Marie Berne.

By: Material type: TextSeries: Faux Titre ; 343. | Literature and Cultural Studies E-Books Online, Collection 2009, ISBN: 9789004357945Publisher: Amsterdam ; New York, NY : Rodopi, 2009Description: 1 online resource (288 pages)Content type:
  • text
Media type:
  • computer
Carrier type:
  • online resource
ISBN:
  • 9789042027541
Subject(s): Additional physical formats: Print version:: Eloge de l'idiotie.DDC classification:
  • 809/.89207/4 22
LOC classification:
  • PN3426.P46 B47 2009eb
Online resources:
Contents:
Summary: Le terme idiotie est créé au début du 19e siècle pour remplacer celui d’ idiotisme qui désignait à la fois l’absence de culture et la stupidité au sens médical. Pourtant l’origine grecque introduit une nuance : idios signifie ce qui est spécial, propre ou original. De là, dire que l’idiot, de Dostoïevski notamment, appartient à la catégorie des mélancoliques, êtres exceptionnels et artistes selon Aristote dans le Problème XXX, encourage une nouvelle définition du terme. Cet Éloge de l’idiotie observe pour la première fois de près le phénomène de l’idiotie romanesque en Occident à travers le 20e siècle. À la différence du 19e, le personnage idiot ne transmet pas seulement un thème mais bien une nouvelle façon de s’exprimer et d’écrire. Mettant en dialogue les termes idiotie et rhétorique , cette étude offre un examen méticuleux de quatre textes choisis et réunis de façon inédite: Nadja de Breton, Le Bruit et la Fureur de Faulkner, L’Innommable de Beckett et Marelle de Cortázar. Nadja, Benjy, l’Innommable et la Maga manifestent une ignorance et une singularité qui font d’eux ces idiots persécutés du fait de leur perception « anormale » de la réalité. Tout s’inverse lorsque leurs propos étranges se mêlent à la langue originale de chacun des livres. Proche de l’écrivain, l’idiot est à son tour métaphore de la rhétorique à l’œuvre, la figure idéale pour remettre en question toute prétendue intelligence ou raison au profit de l’éloge d’une forme de naïveté, une bienheureuse éthique de l’idiotie.
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Includes bibliographical references (p. 271-288).

Preliminary Material -- Remerciements -- Introduction -- Nadja : l’origine de la parabole idiote ou l’idiopoéthique de Breton -- Idiapocryphe ou la rhétorique du splendide échec de Faulkner -- Pou, perroquet et poule : où est l’idiotie dans L’Innommable ? -- Rayuela ou l’idiotie violette d’une rhétorique de côté -- Conclusion -- Bibliographie -- Tables des matières.

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Le terme idiotie est créé au début du 19e siècle pour remplacer celui d’ idiotisme qui désignait à la fois l’absence de culture et la stupidité au sens médical. Pourtant l’origine grecque introduit une nuance : idios signifie ce qui est spécial, propre ou original. De là, dire que l’idiot, de Dostoïevski notamment, appartient à la catégorie des mélancoliques, êtres exceptionnels et artistes selon Aristote dans le Problème XXX, encourage une nouvelle définition du terme. Cet Éloge de l’idiotie observe pour la première fois de près le phénomène de l’idiotie romanesque en Occident à travers le 20e siècle. À la différence du 19e, le personnage idiot ne transmet pas seulement un thème mais bien une nouvelle façon de s’exprimer et d’écrire. Mettant en dialogue les termes idiotie et rhétorique , cette étude offre un examen méticuleux de quatre textes choisis et réunis de façon inédite: Nadja de Breton, Le Bruit et la Fureur de Faulkner, L’Innommable de Beckett et Marelle de Cortázar. Nadja, Benjy, l’Innommable et la Maga manifestent une ignorance et une singularité qui font d’eux ces idiots persécutés du fait de leur perception « anormale » de la réalité. Tout s’inverse lorsque leurs propos étranges se mêlent à la langue originale de chacun des livres. Proche de l’écrivain, l’idiot est à son tour métaphore de la rhétorique à l’œuvre, la figure idéale pour remettre en question toute prétendue intelligence ou raison au profit de l’éloge d’une forme de naïveté, une bienheureuse éthique de l’idiotie.

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